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La main du papier

Tendez-le, le papier se cabre, se fige, affirme sa rigidité face à la tension que la main lui impose. Relâchez-le, il choit, vacille lentement jusqu'à s’écraser à terre.

Manipulez le papier. Pressez-le. Déchirez-le. Jetez-le.

Une fois.
Deux fois.
Trois fois.

Rejouez. Le papier choit de nouveau.

Ainsi, la chute - de la main à la surface du sol - n’est jamais la même.
La main apparaît comme seule actrice de ce théâtre d’ombres, capable de se plonger "au coeur de la matière pour la contraindre à des métamorphoses" (Henri Focillon).

LA MAIN DU PAPIER
2016

Tendez-le, le papier se cabre, se fige, affirme sa rigidité face à la tension que la main lui impose. Relâchez-le, il choit, vacille lentement jusqu'à s’écraser à terre.

Manipulez le papier. Pressez-le. Déchirez-le. Jetez-le.

Une fois.
Deux fois.
Trois fois.

Rejouez. Le papier choit de nouveau.

Ainsi, la chute - de la main à la surface du sol - n’est jamais la même.
La main apparaît comme seule actrice de ce théâtre d’ombres, capable de se plonger "au coeur de la matière pour la contraindre à des métamorphoses" (Henri Focillon).

"Que les doigts fassent naître des bouquets de figures."
Henri Focillon dans Éloge de la main